FAQs

Le vocabulaire de la Philatélie

Qu'est-ce un bloc feuillet ?

Un bloc est un ensemble de quatre timbres ou plus n’ayant pas été séparés. On rencontre souvent des “blocs de 4” avec deux timbres en bas et deux timbres en haut, et des “blocs de 6” composés de trois timbres en bas et trois timbres en haut.
Un bloc feuillet est une mini-feuille qui réunit des timbres qui ne sont pas forcément contigus (Ex : cœurs, animaux de la ferme…).

Définition d'un carnet

Un carnet n’est pas un bloc, on parle plutôt de bande-carnet (dans le cas ou la bande a été séparée de la couverture). Un carnet regroupe un ou plusieurs timbres sous une couverture le plus souvent illustrée.

Définition d'un entier postal

Un entier postal est un support sur lequel est imprimé un timbre. Par support, on entend une enveloppe, une carte postale…

Définition d'un timbre annulé

Un annulé (timbre avec surcharge ANNULE) est un timbre dont l’administration a retiré le pouvoir d’affranchissement. Il servait lors des cours d’instruction des facteurs, pour apprendre à oblitérer.
Les timbres pouvaient également être annulés par un quart de cercle dans l’angle inférieur droit. Ces timbres étaient offerts à l’Education Nationale principalement et à l’ADP pour la constitution de coffret d’initiation philatélique.

Définition d'un aminci

Se dit d’un timbre dont l’épaisseur est inégale. L’aminci se produit le plus souvent lors de l’arrachage d’une charnière. Pour contrôler l’épaisseur du timbre, il suffit de placer le timbre face à une lumière vive et de regarder au travers.

Qu'est-ce qu'un coin daté ?

Un coin daté est un bloc de quatre timbres qui comporte un coin de feuille avec, dans la marge, sa date d’impression. C’est donc toujours un ensemble timbres – marge avec date.
Depuis 2005, le coin daté se trouve le plus souvent dans la marge gauche. Les coins datés n’ont pas toujours existé ; ils ne concernent pas uniquement les timbres français, et il y a différentes manières de les collectionner. Le coin daté est caractéristique de l’impression des timbres par presse rotative.
Pour plus d’informations, vous pouvez vous référer à la Société des Collectionneurs de Coins datés et Millésimes (SOCOCODAMI).

Le centrage d'un timbre

Certains catalogues parlent du centrage d’un timbre. La qualité du centrage donne lieu à une plus value ou une moins value. Un timbre bien centré est un timbre qui disposent de marges égales deux à deux.

La marge d'un timbre

La marge d’un timbre est l’espace compris entre le bord de la figure et la dentelure.

La fameuse charnière

Une charnière est un petit rectangle de papier gommé plié au deux tiers dans sa largeur qui permet de fixer le timbre sur une feuille d’album.

La charnière abîme le dos du timbre, notamment quand celui-ci est neuf. L’arrachage de la charnière peut endommager irrémédiablement le timbre, où laisse dans le meilleur des cas une trace inesthétique entraînant une dévalorisation de la côte du timbre neuf.

Pour les timbres oblitérés fixés sur une page d’album à l’aide d’une charnière, il suffit de plonger le timbre et le morceau de feuille support dans un bain d’eau, comme pour décoller un timbre sur lettre. L’arrachage n’est pas conseillée (risque d’aminci).

Ce procédé est abandonné pour les timbres neufs depuis les années 1950 au profit des pochettes.

Dentelure, dentelé, non-dentelé

On parle de dentelure d’un timbre pour parler des trous de picot sur les bords d’un timbre qui permet de séparer les timbres les uns des autres.

On parle de non-dentelé pour un timbre qui n’a pas de dentelure (A noter, les non-dentelés du XIXème siècles (Cérès et Napoléon), les non-dentelés accidentels et les non-dentelés officiels (imprimés jusqu’à peu).

On mesure la dentelure d’un timbre en comptant le nombre de dent sur deux centimètres. Pour ceci, on s’aide d’un odontomètre (du simple carton à l’odontomètre électronique).

Connaître la philatélie

Les avantages d'adhérer à une association philatélique

Des avantages en pagailles pour une inscription le plus souvent modique, l’association permet aux débutants d’apprendre des initiés et aux initiés d’enseigner aux débutants.

Une association locale peut permettre aux collectionneurs débutants d’acquérir les bases de la philatélie : décoller un timbre, reconnaître les neufs, les charnières, les oblitérés, les tâches de rouilles… Une association locale est souvent constituée de membres bénévoles habités par la passion de la collection. Les associations nationales, elles, sont à un échelon supérieur. Elles sont le plus souvent spécialistes d’un thème dont elles en font leur objet (la SO.CO.CO.DA.MI par exemple est la Société des Collectionneurs de Coins Datés et Millésimes, et a pour objet l’étude des coins datés et des millésimes). Enfin, à un échelon global, nous retrouvons quelques associations regroupant les acteurs de la Philatélie.

Les associations locales

Les associations locales permettent d’établir des liens entre les débutants et des personnes plus expérimentées, dans le but de développer le goût de la philatélie et en particulier auprès d’un public jeune. Ces associations sont en contact direct avec de jeunes philatélistes (tout du moins débutants) et des plus chevronnés qui mettent leur savoir à disposition des autres membres.

Ces associations donnent souvent une initiation au monde de la philatélie, ainsi que tout le savoir technique du collectionneur de timbre. L’association doit en particulier enseigner l’art de décoller un timbre sans problèmes, de faire la différence entre les états (neufs, oblitérés, non-dentelés, perforés…) du timbre. Ces associations doivent également pouvoir fournir du matériel à prix réduit, et possèdent en général un stock de timbres relativement importants pour permettre aux enfants de commencer à moindre frais une collection…

Les associations nationales thématistes

Il existe des associations qui ont un rayon d’action plus large. Ses associations ont pour objectif de réunir des collectionneurs d’un thème (Timbres de Belgique, Entiers Postaux, Empreintes de Machine à Affranchir), et ce, à l’échelle nationale, voire internationale. La mise en place de circulation (c’est à dire de carnets qui circulent de collectionneurs en collectionneurs et regroupant des pièces en vente) est monnaie courante.

Enfin ces associations proposent des réunions, plus ou moins importantes (la plus connue est le congrès de la Fédération Françaises des Associations Philatéliques qui se déroule chaque année dans une ville française différente). Le plus souvent, ces associations éditent un bulletin d’information.

Faut-il préférer les timbres neufs ou les timbres oblitérés ?

La réponse est simple : chacun fait comme il préfère ! Il y a autant de philatélie que de philatélistes !

Autrefois, on ne collectionnait que les timbres oblitérés : ce n’est qu’après rempli leur usage (affranchir une lettre). Si l’ancienne tendance était de privilégier les oblitérés avec une oblitération discrète en coin, maintenant on recherche plûtot les oblitérés avec une oblitération centrale avec une date lisible comprise dans la période de vente du timbre. Les oblitérés avec plusieurs cachets, une flamme ou une oblitération lourdes entraînent une moins value, et pourtant c’est leur état courant !

La majorité des collectionneurs préfère le timbre neuf. Esthétiquement, l’oblitération ne masque aucune partie du dessin. C’est une marchandise standardisée, un timbre neuf en parfait état et bien centré est le jumeau du même timbre neuf en parfait état et bien centré, alors qu’un timbre oblitéré se choisit.

Généralement, le timbre neuf cote plus cher que le timbre oblitéré. Parfois, c’est justifié par une rareté plus grande, parfois quand le timbre est très courant cela s’explique par le fait que sa valeur faciale rentre dans le calcul.

Le timbre oblitéré avec oblitération centrale lisible est souvent bien plus rare même s’il ne cote pas plus. Il est donc plus intéressant de collectionner les beaux oblitérés (c’est une quête) que les neufs.

Il existe 2 autres façons de collectionner les timbres oblitérés, qui combinent les avantages du neuf (la parfaite lisiblité du timbre) et de l’oblitéré (l’aspect authentique) :
– la collection des blocs de quatre avec oblitération centrale.
– la collection des timbres oblitérés sur lettre.

Les albums de rangement de sa collection

Un album sert à présenter sa collection et comprend des pages pré-imprimées, avec une place pour chaque timbre et souvent sa photo (en noir & blanc ou en couleurs). Dans les versions simples, chaque feuille consiste en une feuille de papier plus ou moins épais.

Dans les versions plus élaborées :

– soit chaque feuille en papier possède à l’emplacement de chaque timbre une pochette transparente permettant d’insérer le timbre.

– soit chaque feuille en papier est doublée par une feuille en plastique transparente (elle-même doublée à l’emplacement des timbres (système Safe Dual par exemple). Des emplacements supplémentaires permettent d’ajouter d’autres timbres que ceux prévus par le fabricant (variétés, bloc de 4, oblitération spéciale, etc.)

Les principaux fabricants d’albums pour les timbres de France sont (par ordre alphabétique) : Cérès, Davo, Kiva, Leuchtturm, Lindner, Marini, MOC, Safe, Yvert et Tellier.

Comment bien manipuler et examiner les timbres ?

Les pinces

Les pinces sont fortement recommandées pour manipuler les timbres. Cela évitera des accidents regrettables (pliage ou froissure du timbre, empreintes digitales sur la gomme, etc.). D’autre part, lorsque vous voulez examiner un timbre à sortir du classeur d’un marchand, d’un membre de votre club ou d’un ami, les pinces sont idéales pour examiner attentivement les pièces philatéliques.

Les Lampes UV

Les boutiques spécialisées (Lindner, Leuchturmn…) vendent des lampes d’expertise pour détecter les bandes fluorescentes, mais également, les réparations (colle et autres subterfuges…), et les papiers fluorescents (Coq de Décaris…). Il existe deux types de lampes, les portables, qui fonctionnent sur piles, et les lampes qui marchent sur secteur.

Comment évaluer vos timbres ?

Les catalogues de cotations sont des ouvrages qui permettent aux collectionneurs d’évaluer leurs collections et de procéder à des échanges ou acquisitions.

Quelle que soit l’échelle utilisée, la cote est censée représenter la valeur marchande d’un objet. Historiquement, les premiers catalogues étaient des simples liste de prix diffusées par des négociants et sont devenus progressivement des documents pour permettre aux amateurs d’échanger des objets ou pour faciliter aux détaillants la constitution d’une liste de prix.

La plupart des catalogues précisent dans leur introduction les principaux éléments qui leur ont permis d’établir leurs cotes. Ils citent généralement les catalogues et résultats de ventes sur offre ou aux enchères ; l’examen des publicités ; la lecture de la presse spécialisée.

On trouve parfois des informations transparentes mais qui peuvent surprendre le néophyte : « Il est de tradition, et ce pratiquement depuis l’origine de la philatélie, qu’une remise plus ou moins importante soit consentie par rapport aux cotes ».

Ce dernier point est extrêmement important. Les cotes des catalogues sont indicatives et la valeur réelle d’une pièce philatélique varie en fonction de sa qualité (qualité luxe, pliures, rousseurs, gomme, centrage, marge, etc), de l’offre et la demande sur le marché philatélique, du contexte historique lors de l’émission (Boule de Moulins, censure pendant les guerres, destination rare, etc.) et bien entendu du facteur affectif du collectionneur.

Nous ne pouvons que vous conseiller de nous contacter pour obtenir une estimation au plus juste de votre collection grâce à l’expérience de l’ensemble de nos membres sur tous types de collection depuis des décennies.

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