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La philatélie ouverte sur le monde / Parole aux adhérents

La philatélie monégasque

Avant de commencer, je vous propose un peu d’histoire. Monaco reste sous domination romaine jusqu’en 476, occupée ensuite par les Sarrasins jusqu’en 975, puis par les Ligures (peuples du nord de l’Italie). En 1191, la souveraineté de Monaco est concédée à la ville de Gênes, commence ensuite la construction d’une forteresse sur le ‘Rocher de Monaco’. Monaco est gouverné par la dynastie des Grimaldi depuis 1297. De 1793 à 1814, Monaco fut intégrée au territoire français sous le nom de ‘Fort-Hercule’. Monaco est ensuite placée sous protectorat de la Sardaigne. 1848 : déchéance des Grimaldi. En 1861 (traité franco-monégasque) Monaco n’est plus sous protectorat de 1815 et devient totalement indépendante. En juillet 1918, le traité de Paris limite la souve-raineté extérieure de Monaco et stipule aussi qu’en cas de ‘vacance de la couronne’ (notamment faute d’héritiers) le territoire monégasque formera sous le protectorat de la France « l’Etat de Monaco ». Depuis cette date, jusqu’en 1963, il y eu entre la France et Monaco de nombreuses négociations et renégociations territoriales, fiscales, douanières et postales. En 2002, nouveau traité entre la France et Monaco stipulant que Monaco restera un Etat indépendant dans le cas où il n’y aurait aucun descendant dans la dynastie. En 2004, la Principauté rejoint le Conseil de l’Europe.

L’origine du nom de « Monaco » est soumise à plusieurs hypothèses. Certains prétendent que le nom vient de la tribu ligure des Monoïkos qui séjournèrent sur le Rocher au VIè siècle avant J.-C. Pour d’autres, elle viendrait du grec. Dans l’antiquité, le port de Monaco est associé au culte d’Héraclès, ce nom étant souvent utilisé dans l’expression ‘Héraclès Monoïkos’ (Héraclès Solitaire). Cette dernière version se confirmerait par le nom toujours en usage du port principal de la Principauté : ‘le port Hercule’.

Timbres sardes utilisés en principauté de 1851 à 1860 :
Ci-contre le 20 centimes bleu de la première émission de 1851.
Seules 2 lettres sont connues de la première émission sarde ; l’une sur lettre de Monaco pour Nice et l’autre de Menton pour Nice.

Le 15 juin 1860, la poste française est de retour après 40 ans d’absence. Les timbres à l’effigie de Napoléon III remplacent immédiatement ceux de Sardaigne Les cachets oblitérants identiques à ceux des bureaux français sont fabriqués.
Le losange ‘petits chiffres’ oblitérant attribué à Monaco portait le n° 4222 jusqu’en 1862 où il devint le n° 2387 en ‘gros chiffres’.

De nombreux pays n’émettent pas de timbres de personnalités ou célébrités du temps de leur vivant.

Le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Suède, l’Espagne, le Danemark,…. dérogent à cette règle, tout comme la Principauté en émettant régulièrement des séries courantes à l’effigie du nouvel héritier entrant en fonction (et/ou membres de la famille Princière), et ce pendant toute la durée de son règne.

Nous le vérifions par la 1ère série du Prince Charles III souverain de 1856 à 1889, à qui lui succéda le Prince Albert 1er  (1848-1922) et souverain de la Principauté de 1889 à 1922.

La série à l’effigie du Prince Charles III (dont le 1c vous est présenté ci-contre) fut émise en juillet 1885. Ce fut la première série de timbres ayant pour légende « Principauté de Monaco ».
Ainsi commencèrent les émissions monégasques.

Albert 1er, type de timbre qui sera en service jusqu’en 1922.

En 1923, son successeur le Prince Louis II (1870-1949) prendra la place philatélique. Il aura durant son règne de 1922 à 1949 plusieurs représentations dont celle de la première série ci-contre.

Les 1er et 2 juillet 2011, il épouse Charlène Wittstock.

Rassurez-vous……. La philatélie monégasque ne se limite pas aux événements de la famille Princière !

En règle générale, le programme philatélique annuel des nouveautés de Monaco comprend une petite cinquantaine de timbres, dans les domaines les plus divers : sites et monuments de la Principauté, flore, arts, événements sportifs, protection de la nature, océanographie,…..

Comme dans bien d’autres pays, la philatélie est une ressource financière non négligeable pour la Principauté.
Mais il faut malgré tout signaler que la passion philatélique est née dans les années 1900 chez le Prince Albert 1er, qui en 1917 acheta la collection du révérend Barber (pasteur résident en Principauté) à ses héritiers. Le Prince Louis II favorisa les recherches pour compléter ce début de collection déjà constitué, en achetant d’importants compléments à de grands philatélistes du moment. Pendant son règne, S.A.S. le Prince Rainier III acquis à cette cause philatélique, ne cessa d’améliorer la collection.

C’est ainsi que se développa le ‘patrimoine philatélique de la Principauté’, et que les pièces constituant cette collection sont devenues des références mondiales pour toute l’histoire postale et philatélique de Monaco.

S.A.S. le Prince Rainier III décida de rassembler en un même lieu les timbres de la collection princière (conservés jusqu’alors dans le Musée Postal créé au sein du Palais en 1950), et les monnaies détenues par le Palais et par la Trésorerie Générale des Finances.
Ainsi fut créé le Musée des Timbres et des Monnaies ouvert au public en 1996.

Pour compléter ces quelques informations : ‘Principauté de Monaco’ s’écrit ‘Prinçipatu de Mùnegu’ en monégasque. Le ‘monégasque est une langue locale issue du dialecte ‘ligure’. Elle est encore inscrite au programme scolaire.
Si comme le Prince Albert 1er vous vous découvrez une envie philatélique monégasque, n’hésitez pas à venir nous rejoindre à l’association, notre service abonnement est à votre disposition et nous vous attendons pour tout renseignement complémentaire.

Reproduction des visuels des timbres   :   copyriqht © Office des Timbres de la Principauté de Monaco.

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Adhérent depuis le 14 septembre 2014, Christian collectionne la France, Monaco, et les cartes postales anciennes. Christian rejoint le Conseil d'Administration en 2016 après avoir été élu à l'Assemblée Générale. Il prend la charge de trésorier adjoint restée vacante.

1 Commentaire

  1. Très bel article pour nous faire connaître l’Histoire de la Principauté de Monaco et celle de ses timbres.
    Merci Christian

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